La Famille Puglisi

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L’Académie

Le Musée de l’Académie

 

Nous étions pressés par le temps et la fatigue et nous devions aller à la Grande Scuole San Rocco pour notre concert du soir !  Nous n’avons donc pas pu profiter du premier étage où si ma mémoire est bonne se trouvent les très grands format de Bellini et autres !

Les peintres Vénitiens

 

Les Galeries de l’Académie (Gallerie dell’Accademia) rassemblent la plus importante collection au monde de peintures vénitiennes, datant du xive siècle au xviiie siècle. Des chefs-d’œuvre des plus grands maîtres tels que Bellini, Giorgione, Carpaccio, Tintoretto, Véronèse et Tiepolo y sont conservés. Le but de ce musée était essentiellement didactique.

Origine du musée

En 1750, le Sénat vénitien crée l’école d’architecture, de peinture et de sculpture de l’Académie des beaux-arts de Venise. Il s’agissait, alors, de reproduire des institutions officielles majeures qui existaient à l’époque et que l’on pouvait trouver à Rome, Bologne ou Milan. Ce fut une des premières institutions à étudier l’art de la restauration dès 1777, formalisé officiellement en 1819.

Giambattista Tiepolo, Francesco Hayez, Nono, Ettore Tito, Arturo Martini, Alberto Viani, Carlo Scarpa, Afro, Santomaso, et Emilio Vedova comptèrent parmi les professeurs les plus prestigieux.

Les galeries de peintures, en tant que telle, de l’Académie des beaux-arts de Venise, voient officiellement le jour le , à la faveur d’un décret de Napoléon Ier qui les installe à leur emplacement actuel dans le complexe des anciens couvent des Canonici Lateranensi et église et scuola de Santa Maria della Carità, avant d’ouvrir au public en 1817. En 1879, l’Académie des beaux-arts de Venise est séparée des galeries, puis transférée en 2004 dans l’ex-hôpital des Incurables.

Le musée

Le complexe architectural qui abrite aujourd’hui les Gallerie dell’Accademia de Venise est composé de plusieurs bâtiments historiques : l’église Santa Maria della Carità, son couvent – dont la partie du XVIe siècle est due au génie de Palladio – et les espaces de la Scuola Grande du même nom.

Les Galeries accueillent 37 salles (24 au premier étage et 13 au rez-de-chaussée) réparties autour de deux cours (dont une grande cour intérieure conçue par Palladio) dans lesquelles s’articule un parcours d’exposition allant de la peinture du XIVe siècle au XVIIIe siècle.

L’accès au musée s’effectue par le Campo della Carità donnant lui-même sur le Grand Canal et le Pont de l’Académie. L’ordonnancement des salles dans lesquelles se trouvent les œuvres, respecte un ordre chronologique.

Depuis quelques années le musée est en cours d’agrandissement. En effet, en 2005 l’Académie des Beaux Arts de Venise, qui occupait une partie des locaux, a déménagé. Le réaménagement du musée se poursuit depuis par petites touches. L’objectif de ce projet est de quasiment doubler la surface des espaces du musée, celui-ci devant passer de 6000 m² à plus de 10 000 m², avec l’ouverture de 30 nouvelles salles. A terme le musée pourra présenter environ 800 tableaux, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. La date d’achèvement des travaux reste incertaine, en raison notamment des difficultés de financement. Quoi qu’il en soit, le musée est toujours resté ouvert durant les travaux.

 

 

Entrée de l’académie

 

 

 

Le Caravage et les joueurs d’échecs

 

Les Joueurs d’échecs (en italien : I Giocatori di Scacchi) est un tableau attribué à un artiste anonyme de l’école caravagesque, représentant une partie d’échecs.

Histoire du tableau

Le tableau a été réalisé en 1610 (certains historiens d’art élargissent la période de datation de 1590 à 1610), et est généralement attribué à un artiste de l’école de Caravage (1573-1610). Il est parfois attribué au Caravage lui-même par certains historiens Les dimensions du tableau, une peinture à l’huile sur toile, sont de 128 × 94 cm. Il appartient aux Galeries de l’Académie de Venise4 et il est exposé à la Convento dei Canonici Lateranensi Gallerie dell’Accademia, où il est répertorié sous le no  d’inventaire 633.

Trois personnes sont représentées sur le tableau dont deux jouent aux échecs : un homme, vêtu modestement mais avec élégance ; un jeune homme, vêtu d’un costume coloré et cher ; la femme elle-même est vêtue d’un chemisier transparent et d’une robe simple et légère. Elle a quelques rides sur le visage et n’est donc plus si jeune, elle semble désinvolte et peut-être de mœurs légères. À côté de l’échiquier se trouvent une poignée de pièces d’argent. La scène reste dans la pénombre et permet aux personnages d’être décontractés et de ne pas garder une attitude conventionnelle. À gauche, sur la table, se trouvent des verres de deux variétés d’alcools.

Le jeune homme a gagné la partie, le geste de la main de son adversaire exprime habituellement la surprise et la reconnaissance de sa défaite.

L’intrigue, associée à la passion dans les jeux, est représentée par la créativité du Caravage, et il en est ainsi également dans les œuvres des peintres de son école. Cette créativité leur permet de transmettre les nuances psychologiques subtiles apparaissant sur les visages des joueurs, des participants et des spectateurs du jeu8. Il arrive souvent que des compositions des disciples du Caravage soient basées sur des œuvres du maître lui-même et parfois même sans rapport avec le jeu. Ainsi le tableau de Theodore Rombouts Les Joueurs de cartes (Musée royal, Anvers) est basée sur un motif de la composition de La Vocation de saint Matthieu du Caravage. Rombouts reprend même deux personnages de l’artiste italien, soit l’homme de dos au premier plan qui présente son dos aux spectateurs et le vieillard regardant, à travers ses lunettes, les cartes de son voisin.

Ce tableau, Les Joueurs d’échecs, œuvre d’un auteur anonyme est, semble-t-il, la seule représentation du jeu d’échecs chez les caravagesques. Habituellement ils dépeignent des jeux de cartes ou de trictrac où la victoire est déterminée en grande partie par la chance et durant lesquels les passions s’expriment avec plus d’intensité qu’aux échecs10.

Position des pièces

La position des pièces est facilement repérable sur la tableau. Les noirs dominent en positions et en nombre de pièces. Le jeune homme tient en main la tour noire, au-dessus de l’échiquier et va la poser en a3 où elle met le roi blanc en échec et mat. Comme dans d’autres tableaux de cette époque, la disposition des cases noires représentées sur la toile correspond à la disposition des cases blanches sur un échiquier moderne.

 

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Thème par Anders Norén